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Lire une partition : voir la direction de la mélodie

Pour lire une partition avec fluidité, l'œil apprend d'abord à saisir la direction d'une mélodie, avant le nom des notes. L'exercice du contour, premier de la série.

Les mains d’une pianiste sur le clavier
© Mikhaël Sayagh

Série lecture de notes · exercice 1

Pour lire une partition avec fluidité, la première chose à apprendre n'est pas le nom des notes. C'est la direction de la mélodie : est-ce que ça monte, est-ce que ça descend ? Saisir ce mouvement d'un coup d'œil pose la base de tout le déchiffrage qui suivra.

Pourquoi commencer par la direction

On entre dans la lecture par la forme globale. Le regard embrasse un ensemble plutôt que de petits éléments pris un par un, et il prend l'habitude de vérifier où va la ligne avant tout le reste.

C'est ce qui rend possible un déchiffrage fluide : celui qui permet de jouer la musique qu'on est en train de lire, sans avoir à l'apprendre par cœur avant.

À l'inverse, l'élève qui commence par tout nommer avance pas à pas. Il sait peut-être dire « mi, sol, si », mais il ne voit pas encore la phrase que dessinent ces trois sons.

Ce qu'une partition montre avant les noms

Une portée se lit selon deux axes :

  • de gauche à droite, c'est le temps : ce qui est à gauche se joue en premier ;
  • de bas en haut, c'est la hauteur : plus un son est placé haut sur la portée, plus il est aigu.

Ces deux repères suffisent pour voir une mélodie monter ou descendre. Ils ne demandent ni clé, ni solfège. Le mouvement reste d'ailleurs le même quelle que soit la clé : une mélodie qui monte en clé de sol monte aussi en clé de fa.

L'exercice « Le contour »

C'est le premier exercice de l'application Note Précision Lecture de Notes.

Une courte phrase musicale apparaît sur une portée, sans clé ni ligne supplémentaire. Vous répondez par l'une de trois formes :

  • ça monte ;
  • ça descend ;
  • ça monte puis ça descend.

Aucun nom n'est demandé, ni même affiché.

Pourquoi la phrase disparaît

Elle ne reste pas à l'écran : elle apparaît, puis s'efface rapidement. C'est voulu. Vous n'avez pas le temps de compter, ni de suivre du doigt : il faut tout saisir d'un seul regard.

C'est précisément l'habitude que l'on cherche à installer : percevoir un ensemble, et non une succession de points.

L'exercice s'adapte à votre vitesse : plus vous répondez vite, plus les phrases s'affichent et disparaissent rapidement.

Trois formes, pas davantage

Tous les mélanges possibles ne sont pas proposés, et ce n'est pas un oubli. Il s'agit d'un travail préliminaire, qui éduque l'œil. Le but n'est pas de décrire toutes les mélodies du monde, mais d'installer un réflexe : regarder d'abord où va la musique.

Et ensuite

Le contour se travaille en même temps que le deuxième exercice de la série, Marche ou saut, qui apprend à distinguer d'un regard les notes voisines de celles qui sautent. Les deux forment ensemble la première étape : voir le dessin d'une mélodie, avant d'en nommer le moindre son.


Cet article fait partie de la série lecture de notes. Ces exercices sont ceux de l'application Note Précision Lecture de Notes, compagne du module Lecture de Notes de la méthode L.U.C.I.D., actuellement en préparation.

Une partition ouverte, annotée au crayon
© Mikhaël Sayagh

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